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Dimanche 27 juillet 2014 7 27 /07 /Juil /2014 20:16

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De Robert Stromberg (2014, Etats-Unis)

 

"On pourrait presque imaginer que c’est une vieille féministe aigrie et déçue en amour qui a réécrit cette version du conte. [...] Comme si notre génération était traumatisée par les hommes d’aujourd’hui. Je veux bien reconnaître que la gente masculine de notre époque n’est pas forcément un modèle de charisme et de bravoure (par ailleurs les femmes ne sont pas non plus des modèles d’innocence et de pureté), mais quand même [...]..."

 

(extrait d'une critique - Féminine - sur Allociné)

 

 

En effet, ce Maléfique s'inscrit dans son époque déclinante, où l'on voue de ce fait et entretient savamment un culte au chiantissimement nihiliste Game of Crohn. Tout du long nous allons avoir affaire à une réécriture post-moderne totale (le scénario nous vient d'une gonzesse qui a déjà commis le Alice de Burton, c'est dire l'énième génie artistique et intellectuel à l'oeuvre...), une façon de perpétuer la pompe à fric par la subversion de ses propres références (punk is money).

 

Car Maléfique, voyez-vous, a beau porter un tel nom (quand même !), et arborer une grosse paire de... cornes, apparemment tout va bien. Elle était au départ une gentille fée en son royaume (déjà assez bizarre et malvenu), avant que de se faire avoir par... UN HOMME ! Mais non pas un homme tel qu'il aurait pu être entendu chez Tolkien par exemple, c'est-à-dire LES hommes dans le sens global et non "genré" du terme, terrien, incapable ou plus capables de s'ouvrir au merveilleux ou au divin, non ! Un salaud de sale hétéro' (un "cishétéro" même, comme dirait la nouvelle Inquisition), qui ne pense qu'à son cul et à son trône (trop "GOT" quoi !). À tel point qu'il en arrive à bien perfidement arracher ses ailes à la... "gentille Maléfique" (décidément très orwellien tout ça).


Il n'y a qu'une inversion des valeurs, la méchante est gentille en tous points (elle regrette sinon tout emportement), mais le méchant bien méchant est toujours là. Il faut voir aussi comment est traitée par dessus la jambe la figure du prince charmant, arrivant là tel un véritable et ultra-archétypale Prince de Lu à la limite du ridicule, et qui ne servira littéralement à rien. On a donc troqué la bonne vieille niaiserie du père Disney, jugée désormais trop "patriarcale" (et tous les autres pires pêchés du moment), en inversant les camps : contre-niaiserie.

 

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Concernant la forme, nous avons affaire à un certain Stromberg, à savoir le mec qui a bossé sur les décors de... Navatar ! Et du coup, c'est bien simple, ce Maléfique semble être parfois la version heroïc-fantasy du navet pontifiant et al-gorien de Cameron. Surtout lorsqu'on se trouvera dans le monde des Fées, qui sera une excuse pour vous gerber tout un bestiaire inutile et purement décoratif, juste bon à faire quelques passages devant la caméra pour justifier la 3D.


À peine quelques plans ici et là pouvaient rappeler le carton-pâte stylisé de Ridley Scott dans son sympathique Legend, sauf que ce dernier devait se limiter car il n'y avait pas l'ordinateur rendant tout et n'importe quoi possible (et surtout n'importe quoi comme le prouve encore ce film). De même que certains passages repris à peu près du film original, comme le baptême et la malédiction, nous donnaient un peu une idée de ce qu'aurait pu être l'ensemble s'il avait été plus orthodoxe, à savoir un Belle aux Bois dormant réactualisé et vaguement moins enfantin comme l'avait été le Blanche-Neige avec Kristen Stewart, sans chercher à tout subvertir pour autant.

 

Rappelons que le bon vieux père Disney, lui, en faisant son dessin animé de 1959, avait comme inspiration graphique des enluminures médiévales par exemple, de même que le réalisateur du récent Blanche-Neige avait clairement les préraphaélites en tête... et non pas un hidden agenda communautaire réhaussé de pornographique 3D comme ici.

Par B.
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Jeudi 17 juillet 2014 4 17 /07 /Juil /2014 14:46

De Peter Weir (2003, Etats-Unis)

 

Je me dirigeai vers cette histoire de duel naval des guerres napoléoniennes en espérant, pourquoi pas, un visuel qui aurait été influencé par les génies de la peinture maritime de ce siècle... Peter Weir, l'australien, donc comme beaucoup de ses compatriotes cinéastes, fasciné par la Nature, et réalisateur capable, allait-il s'inspirer des grands Romantiques et modernes pré-impressionnistes tels que William Turner, ou du plus tardif Ivan Aïvazovski, pour nous faire un film visuellement sublime (en s'aidant pour ce faire de l'informatique actuelle qui permet tout) ?

 

Hum... non, pas vraiment, on est au cinéma "Historique" avec Russell Crowe... Et j'imagine bien que rien que pour embarquer son bardas technologique et sa troupe d'intermittents sur l'eau, c'est déjà courageux mais ça ne doit pas faciliter la liberté de mouvement artistique. Le pire étant que Gore Verbinski et ses pirates Disney, dont je viens de me taper la trilogie, parvient à faire des choses étonnamment plus esthétiques qu'ici, on va dire que Weir prend décidément le parti d'un certain réalisme sans fard. Ce qu'il y avait d'amusant, d'ailleurs, c'étaient ces quelques lignes de dialogues truffées de vocabulaire technique incompréhensibles pour l'oreille délicate du marin d'eau douce ou javellisée. Exemple :

 

_ Palans de secours sur la barre !

_ Laissez porter les huniers de bâbord.

_ Toutes voiles étarquées!

 

http://uploads6.wikiart.org/images/ivan-aivazovsky/battle-of-cesme-at-night-1848.jpg

Ivan Aivazovsky : Bataille De Cesme La Nuit, 1848

(existe aussi en tee-shirt !)

 

Il y a aussi cette petite opposition entre le chirurgien, qui voudrait faire des escales "Nature et Découverte" afin de satisfaire ses velléités encyclopédistes, tentant donc de pondérer l'enthousiasme du Crowe patriotique et sur-belliciste... c'est l'habituelle caution progressiste du film, un peu comme dans les jeux vidéo Ubi$oft benêts du même genre ; sauf que sur un navire de guerre en 1808, vous auriez peut-être pu vous en passer les gars. Ou disons que la symbolique confrontation de l'homme ancien avec l'homme moderne aurait nécessité un traitement plus approfondi et moins schématiquement grossier (mais nous ne sommes jamais qu'au cinénaze de toute façon). Moderniste mais pas post-moderniste, ce qui était toujours ça de gagné, il n'était au moins ici pas question de cette pénible ironie bien pédante de certains intermittents lorsqu'ils décident de poser leur regard évidemment si lucide et "du bon côté" sur le passé, cette fameuse "clairvoyance a posteriori" comme l'appelait si justement Raskolnikov ici.

 

On ne boudera donc qu'à moitié son plaisir, Weir nous donne quand même ce qui est de fait un huis-clos maritime un peu rude, avec ses diverses beauferies, beuveries telles que dans n'importe quel endroit confiné rempli d'anglo-saxons, et autres soucis d'autorité ainsi que de classes (il avait déjà filmé la tension entre deux groupes sociaux dans cette autre histoire d'eau qu'était Le Plombier), mais aussi d'honneur et de camaraderie. Nous apprendrons néanmoins que l'anglois perfide opte in fine pour la dissimulation et la tromperie afin d'avoir le dessus ; triste victoire, Russell, cependant le film a l'air assez satisfait de toi...

 

C'est un petit film d'aventure classique à l'ancienne, genre en berne à l'heure des oxymoriques super-héros du tertiaire new-yorkais ou autre science-fictionnerie Apple. C'est un peu longuet, anglo-cocardier, avec quelques facilités scénaristiques, course-poursuite sur mer oblige, mais voilà qui change un peu et divertit tout juste.

Par B.
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Samedi 5 juillet 2014 6 05 /07 /Juil /2014 12:54

http://cdn.trendhunterstatic.com/thumbs/retro-future-space-illustrations-visions-of-the-future-from-the-past.jpeg

 

De Wally Pfister (2014, Etats-Unis)

 

Le défaut fondamental des films de science-fiction, c'est qu'ils arrivent toujours trop tard. Paradoxal, de donner à voir le passé, alors qu'il s'agit de présenter le futur. C'est que le genre repose avant tout sur la réflexivité, l'exploration d'une idée et de ses conséquences, et qu'il est donc idéalement servi par la littérature, qui dispose de tout l'espace nécessaire. Ses auteurs bénéficient très souvent d'une formation scientifique, ce qui leur permet de suivre et d'anticiper l'évolution des sciences et techniques, terreau de nouvelles histoires. Le scénariste moyen d'Hollywood est lui dépourvu d'un tel bagage, et incapable d'élaborer un récit doté d'un minimum de cohérence - alors que le genre demande une logique rigoureuse. Quant au film, il faut aller vite, ne pas faire dans le détail. Aussi ne voit-on jamais de film de science-fiction qui développe une idée originale : celle-ci aura déjà été exploitée jusqu'à la moelle, dans tous ses possibles, par le roman, depuis plusieurs années voire dizaines d'années.

 

Il existe pour le cinéma deux façons de s'en sortir. Soit l'on met l'accent sur l'univers (Star Wars), l'esthétique (Blade Runner), l'ambiance (en général couplé à de l'horreur - The Thing, Alien). Soit l'idée science-fictive est un simple prétexte, et c'est la narration qui prime (Spielberg). Le cinéaste peu intelligent s'en tient à l'idée. Il en reste donc au point de départ, et se retrouve à faire du surplace, trop fier de sa trouvaille qui n'en est plus une depuis belle lurette.

 

Wally Pfister est de ceux-là. Normal, c'est le directeur de la photo habituel de Christopher Nolan, également producteur de la chose, et ça a déteint. Nolan, c'est le sérieux papal du petit malin qui croit faire du Bergman dans les blockbusters, c'est le primat de l'intrigue, et au final, l'incapacité à faire naître la moindre émotion, à faire vivre des personnages de chair et de sang. Or donc, croyant avoir inventé l'eau chaude, les voici qui s'emparent du concept de singularité, c'est-à-dire d'un saut technologique qui permettrait à une intelligence artificielle de prendre conscience d'elle-même et de devenir surpuissante - Skynet, l'IA de Terminator, est une singularité. Scarlett Johansson, dans Her, aussi. Transcendance, c'est une sorte de remake de ce dernier, mais avec des pétoires. Mais quand l'idée fut venue, Wally se trouva fort dépourvu.

 

Car une fois posé que Johnny Depp se réincarne en intelligence artificielle et qu'il est capable de dominer le monde, qu'a-t-on à nous offrir ? Très vite, le film s'enferme dans un rythme de maison de retraite, parce que l'histoire est au service d'une leçon de morale, voix-off à l'appui, et pas l'inverse. Les bonnes intentions, c'est gentil, mais il faut pas se prendre pour Dieu, et si nous en revenions à un âge pré-technologique ? Ce genre de laïus est le deuxième écueil de la science-fiction, cinéma et littérature confondus. Tout étant aplati par le point de vue moral, il n'existe plus de contradiction, plus d'antagoniste, et donc plus d'enjeu. Les personnages sont interchangeables, Paul Bettany, Cillian Murphy et Morgan Freeman occupant strictement la même fonction dans le récit (il n'en a pas marre, le Morgan, de jouer toujours le vieux sage à barbiche?). Tout le monde se range du côté de la terroriste, mais sans se poser de question. Personne ne cherche à tirer parti des inventions révolutionnaires de Johnny Depp, personne ne se fait l'avocat du diable, et l'armée envoie trois soldats pour défaire une intelligence artificielle qui cherche à conquérir le monde... Et pour ce qui est de l'intrigue sentimentale, on préférera encore le film de Jonze, malgré ses défauts, à cette nunucherie au questionnement rebattu.

 

Ah, et puis le coup de la conférence PowerPoint, avec des images d'équations et d'espace intersidéral, pour montrer qu'attention, là, on ne rigole plus, on résout les énigmes de l'univers, Môssieu, c'est irrésistible !

 

Alors certes, c'est correctement réalisé, monté, malgré certains ralentis inutiles et de mauvais goût. C'est surtout terriblement impersonnel. C'est le troisième défaut de la science-fiction au cinéma : très majoritairement, on retrouve cette esthétique hygiéniste, terriblement lisse et terne, qui témoigne d'une conception naïve de l'évolution technologique, comme si celle-ci allait nous nettoyer de notre impureté. Le cinéma de la seule idée aboutit à un monde abstrait, figé, asexué. La transcendance, c'est bien la négation du corps. Or le corps, ce sont les sens, et les sens, c'est l'art, et le cinéma, c'est l'art. Une petite dose de cinéma dans mon film ne serait pas de refus. S'il vous plaît.


Raskolnikov36

Par B.
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Mardi 17 juin 2014 2 17 /06 /Juin /2014 21:36

 

Dialogues Avec Soljenitsyne, Alexandr Sokurov

Par B. - Publié dans : Citations
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Jeudi 8 mai 2014 4 08 /05 /Mai /2014 14:27

HER

love-computer.jpg

 

De Spike Jonze (2013, Etats-Unis)

 

Her, film d'anticipation Technikart, c'est un peu la suite de 500 Jours ensemble, seulement quelques décennies après (et en bien plus linéaire). Notre héros urbain, dépressif suite à une rupture difficile - analepses lourdingues à l'appui (zzzz) -, est tellement hipster qu'il va finir par tomber amoureux de son Imac du Futur d'après-demain. Il faut dire que ce dernier est doté d'une intelligence artificielle poussée, et possède la voix de Scarlett Johansson (y'en a qui aiment).

 

Jonze, ex' de Sofia Coppola, réalise en fait un Lost in Translation version technophilie. Je ne vois que ça pour justifier l'apparent succès de cet effarant navet Apple auprès duquel se reconnaît toute une génération errant sur le Wired. Car passé la découverte sympathique du look tokyoïsé du L.A. futuriste, certes tout à fait probable (le tout avec une espèce de préciosité chicosse du clippeur moderne Jonze), il ne se passe rien. Jonze ne fait qu'étendre sur près de deux longues heures infinies tout un tas de situations propres à n'importe quelle comédie romantique (sauf que son héros est seul et parle à son intelligence artificielle ultra chaudasse), avec un sérieux absolu et du dégoulinant sentimentalisme, sur fond de doux spleen urbain bourgeois illustré de nunucherie rock'n'roll indie (domaine dans lequel Sofia C. sait si bien nous gaver également).

Le film semble même démarrer à la fin, qui est presque une espèce de préquelle intimiste à Terminator ou Matrix, ce qui devenait donc intéressant, mais parler d'A.I. et de transhumanisme n'était pas tellement le but de Jonze, qui voulait simplement faire une comédie romantique gnangnanto-hipsteuse avec un téléphone rose du Futur.

Par B.
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Jeudi 24 avril 2014 4 24 /04 /Avr /2014 13:06

http://cf.badassdigest.com/_uploads/images/ScottMiles2.jpg
De Katie Graham, Andrew Matthews (2013, Etats-Unis)

 

Comédie indépendante assez bienvenue, en ce qu'elle remet quelques pendules à l'heure. Comme on le voit sur la photo, nous allons ainsi avoir affaire à un "pur" geek type années 80, métalleux rôliste papier acharné et anti-jeux de rôle vidéo en ligne (ça peut se comprendre, les MMORPG étant de la grosse merde), et dont la bande de loosers va faire la rencontre avec un néo-geek auto-proclamé, tout à fait de son temps, lui, type métrosexuel hipsterisant à la podcasteur, qui a une petite copine et dirige un site web de "culture geek" populaire. Sujet très intéressant l'air de rien, à savoir la branchouillardisation de ce qui est quand même à la base un phénomène de société pas spécialement réjouissant, et sur laquelle surfe largement Hollywood ou autres navrantes sitcoms.

 

On apprécie la modestie et la justesse du projet, qui sait éviter tout ce qui a pu devenir poncif dans la comédie de ce genre depuis vingt ou trente ans, que ce soit Kevin Smith (le soi-disant "pape" de la "culture geek"), ou Apatow. Ici on n'est pas là pour "parler au nom de" telle pseudo communauté de consommateurs adulescents, ni pour faire dans la grasse pochade ou dans la sous-culture pride. On est davantage dans un doux-amer à la Ghost World. Le "héros", qui a une bonne sale gueule d'ailleurs (non pas un faux moche hollywoodien), n'est pas un aimable clown maladroit mais au fond si gentil quand même ^^, non, il n'est pas aimable du tout, et ne changera pas particulièrement tout du long, ou si peu (on pense de ce fait à cette autre sympathique comédie adulescente indie qu'est Young Adult, finalement). Mais on ne ricane pas avec lui, et on ne se fout pas de sa tronche non plus pour autant, du moins pas complètement. Il aurait été intéressant d'ailleurs de pousser davantage dans l'opposition sociale entre ce nerd isolé chez sa grand-mère et sa mère démissionnaire (pas de figure paternelle), et ce néo-geek qui de toute évidence est bien plus intégré dans la société et (de fait) à l'aise financièrement, chose qui sera peu accentuée puisque nous resterons centré sur le métalleux.

 

Un peu plus rugueux et honnête que d'habitude, et intégrant une petite dose de réalisme bienvenu, c'est donc bien ce qu'on est en droit d'attendre d'un film indépendant (qui a été apparemment en partie financé par les internautes via le site de crowdfunding indiegogo.com).

 

http://m5.paperblog.com/i/71/711967/cmba-blogathon-nightmare-alley-1947-L-YgJcJI.jpeg

Par B.
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Dimanche 9 mars 2014 7 09 /03 /Mars /2014 17:12

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« Autrefois, on pouvait dire que ce qui constituait une génération, c’était une expérience historique singulière, de pouvoir par exemple se souvenir de ce qu’était le monde avant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, chaque génération (ou demi-génération, ou quart de génération, le cycle de renouvellement des choses étant plus court désormais que celui du renouvellement du matériel humain) est marqué par un moment de la consommation, un stade de la technique, des modes crétinisantes et universelles : plus que quoi que ce soit d’autre, on est le contemporain de certains produits de l’industrie, et c’est en évoquant des souvenirs de téléspectateurs qu’on se reconnaîtra avec d’autres une jeunesse commune. »

 

L'abîme se repeuple (1997), Jaime Semprun 

 

http://www.sortiraparis.net/images/400/1710/66148-generation-80-90-halloween-party.jpg

Par B. - Publié dans : Citations
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Lundi 17 février 2014 1 17 /02 /Fév /2014 18:55

« C’est difficile de retirer tout le maquillage quand vous êtes une vieille pute. Mais c’était nécessaire, c’était très sain et il fallait que je le fasse. » Ingmar Bergman    


http://gs1.wac.edgecastcdn.net/8019B6/data.tumblr.com/be0b1b4403c255297f706bb0c3f1631e/tumblr_mzrpu1NoQq1r20vq2o1_500.jpg



Par B. - Publié dans : À défaut de mots
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