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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /Fév /2009 02:45


De Neil Marshall (2008, Grande-Bretagne)

C'est anglais, il y a Rhona Mitra (que j'avais découverte dans la première saison très recommandable de Boston Justice), du Siouxsie And The Banshees, et qui plus est il s'agit d'un hommage à ces Messieurs Carpenter et George Miller... Doomsday a comme ça à priori tout l'air d'un joujou semblant avoir été fait sur-mesure pour soi...
A priori, oui.
D'ailleurs débutons quand même par ce que Doomsday n'est à peu près pas : une rodrigueserie ! Ouf ! de cet impropable pot-pourri, nous pouvions sauver la direction d'acteurs, qui jouaient tous sérieusement, jamais vraiment dans la totale singerie lourdingue. Dans sa portion post-apocalyptique, le film ne faisait jamais que renouer avec une certaine frénésie un brin clownesque, comme on pouvait avoir chez Miller.
Cependant le film était à l'image de la Mitra : séduisant mais manquant sérieusement d'épaisseur. Et on aura beau se vautrer dans le référentiel, de faire la liste des hommages, Marshall s'en tenait à quelques décors et trucs scénaristiques, soit de la feignante posture, c'est tout. À ce titre, l'ultime séquence était parlante : la Rhona au volant de sa Bentley flambant neuve poursuivie par des vieux tacots trafiqués tout droits sortis de Mad Max 2. Dans le Death Proof de Tarantino, c'étaient les protagonistes dans les vieilles bagnoles, qui venaient foutre en l'air des gros modèles teintés sans âme d'aujourd'hui ; surtout, c'était découpé avec maestria ! Car si Marshall n'a retenu de Carpenter et Miller que ce qu'il affiche dans son film, c'est qu'il est sans doute un peu simplet. Le montage au hachoir, et le manque de lisibilité spatiale dans certaines séquences, étaient en parfaite contradiction avec ces soi-disantes références !
Oh ! ce n'est pas que le Marshall soit comme n'importe quel fonctionnaire monteur-charcutier hollywoodien. Il me sembla que son sur-découpage avait parfois une rythmique, qui donc justifiait une telle agression, et qui plus est, miracle, les caméramans n'étaient pas trop diarrhéiques. N'en reste pas moins qu'on avait l'impression, sur le plan scénaristique et technique, d'un vaste zapping. Le film démarrait en 2035, et à peine avions nous le temps de nous retourner qu'on se retrouvait dans un château fort. Tout ça filait sous nos yeux parfois amusés par tant de jusqu'au-boutisme, il faut bien l'avouer, mais majoritairement déçus, le réalisateur s'amusant un peu tout seul et finissant par nous oublier sur le bord de la route.

Par B.
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